Décider de commencer une thérapie…est plus difficile que de décider de l’arrêter

Rappelons deux éléments essentiels :

  • Selon les résultats d’études intéressantes (malgré les réserves que suscitent les difficultés méthodologiques liées à la notion même d’évaluation des psychothérapies), aucune « école » ne peut se prévaloir de résultats supérieurs aux autres. Le discours sur l’ « efficacité » de telle ou telle méthode semble donc scientifiquement infondé.

  • En revanche, l’élément le plus fortement corrélé à l’efficacité thérapeutique consiste en ce que l’on appelle l’ « alliance thérapeutique », à savoir la qualité de relation entre le thérapeute et le patient et notamment la confiance que ce dernier ressent.

J’ai, pour ma part, la conviction que la méthode d’un thérapeute parle… de lui : « dis-moi comment tu soignes, je te dirai qui tu es…  » . En ce sens, le lien entre le thérapeute et sa méthode ne peut être imputable au hasard car celle-ci actualise une théorie qui parle bel et bien de sa vision de l’Homme et du monde.

Et même dans le cas de thérapeutes dits « éclectiques » (qui recourent à des techniques différentes selon les patients et les problématiques), la démarche (à savoir une méthode pour une indication) dit quelque chose du praticien, de sa manière de penser les notions de « maladie », de « santé », de « guérison », de « corps »… et même de « thérapeute ».

Si vous partagez cette opinion, et sans nécessairement entrer dans des questionnements métaphysiques – quoiqu’ils soient bien proches – il sera assurément profitable de vous renseigner sur les différents types de psychothérapies afin de choisir celle avec laquelle vous vous sentez le plus d’affinité…