Il est impossible de préconiser une durée dans le cadre d'entretiens à visée thérapeutique dans la mesure où chacun arrive, d'une part, avec une problématique différente (de la question ponctuelle au trauma "enkysté") mais aussi avec une personnalité, des motivations, des attentes et un degré d'exigence qui lui sont propres.
Personnellement, je postule que, sachant je ne me réfère pas au concept de "transfert" dans ma pratique mais explicitement à celui de "co-construction", le patient sera moins enclin à dépendre du thérapeute et consultera tant qu'il aura le sentiment que notre collaborationl lui apporte quelque chose. Et lorsqu'une thérapie se clôt parce que le mieux-être recherché est atteint, on ne peut imaginer situation plus favorable. Toutefois, savoir identifier les raisons d'un désenchantement peut à un moment faire l'objet du travail. Car couper court à une relation devenue réellement stérile est une chose ; interrompre la démarche de manière intempestive lorsqu'on ressent une certaine lassitude voire un découragement par rapport à la thérapie en est une autre. C'est parfois, dans ce contexte comme dans bien d'autres, en verbalisant la difficulté que l'on avance de manière inespérée.
Quoi qu'il en soit, un patient doit toujours se souvenir qu'il est absolument libre d'interrompre la démarche entreprise : on ne continue pas une thérapie contre son gré, pour ne pas peiner, croit-on, son entourage ou son thérapeute !